Le bilan de compétences, une véritable action de formation

Le bilan de compétences est une action de formation, pouvant être financé par la mobilisation de son CPF. Aujourd’hui, après deux ans de crise sanitaire, ce bilan de compétences attire de plus en plus de salariés, ambitieux de se projeter plus sereinement dans l’avenir.

 

Trouver du sens au travail, une nouvelle attente des salariés

85 % de métiers de 2030 n’existent pas encore aujourd’hui nous prédisent les études conduites par l’APEC ou Pole Emploi. L’accélération de la mutation du marché du travail illustre parfaitement l’apparition et l’essor de nouvelles compétences. Des compétences techniques, quand il s’agit du développement Web notamment, mais aussi des compétences plus personnelles quand on évoque les manières de travailler (travail en équipe, organisation agile dans le management des équipes, …). Bénéficiant de la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel de 2018, les salariés ont désormais la possibilité de prendre en main leur parcours de formation continue, afin notamment de renforcer leur employabilité. En prenant le contrôle de ces formations professionnelles, les salariés peuvent espérer conforter leur parcours professionnel ou même envisager une reconversion professionnelle en gagnant en compétences par le biais d’une (ou plusieurs) action(s) de formation.

 

Le bilan de compétences, une prise de recul nécessaire pour renforcer son parcours professionnel

Le bilan de compétences figure parmi les actions de formation plébiscitées par les actifs. Il s’agit pour chacun de pouvoir identifier les compétences déjà acquises mais aussi de souligner celles en cours d’acquisition ou encore celles pouvant être visées rapidement. Le bilan de compétences apparaît être le socle pour construire ce parcours de formation continue. Il permet aussi au salarié de se situer et de s’interroger sur sa capacité à « être heureux au travail » en étant apte à satisfaire à toutes les exigences, pesant sur lui. Selon la Caisse des dépôts et consignations, responsable de la gestion du Compte Personnel de formation (CPF), 85.000 salariés ont introduit une demande de bilan de compétences en 2021, soit une hausse de près de 63.5 % en un an. Ils devraient être plus de 100.000 en 2022, confirmant le succès de cette action de formation. Si la nouvelle « ère des compétences » explique en partie ce succès croissant, force est de constater que la crise sanitaire du Covid-19 a elle-aussi joué un rôle, en faisant naitre de nombreuses interrogations dans l’esprit des salariés.

 

Du bilan de compétences à la VAE, le salarié au cœurs de son parcours de formation

En règle générale, vouloir réaliser un bilan de compétences procède d’une insatisfaction au travail et / ou d’un questionnement. Ce bilan doit avant tout servir de base de travail pour comprendre quel levier actionner pour changer de métier avec le CPF de transition par exemple ou pour renforcer son employabilité à travers la mobilisation du CPF. Bien souvent, les salariés découvrent alors des compétences « personnelles » (ces Soft Skill qui sont si prisées des recruteurs aujourd’hui) insoupçonnées, à charge pour eux de les traduire en véritables atouts pour leur projet professionnel. A l’issue de ce bilan de compétences, les salariés peuvent alors envisager de suivre une action de formation pour consolider un savoir-faire ou pour officialiser une expertise ou une autre, tant en suivant une formation bureautique qu’une formation numérique. Mais certains peuvent aussi vouloir aller encore plus loin dans la reconnaissance des anciennes expériences professionnelles, notamment à travers la validation des acquis de l’expérience (VAE).

Dans tous les cas, le bilan de compétences marque une réelle prise de contrôle sur son parcours professionnel, en permettant à chacune et à chacun de s’offrir une véritable prise de recul.

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