Pourquoi le CPF de transition devient encore plus important ?

Le CPF de transition, destiné à accompagner les actifs dans leur projet de reconversion professionnelle, est désormais présenté comme un des outils prioritaires pour faire face à la crise économique. La reconversion et la transition professionnelle sont au cœur des enjeux d’aujourd’hui en matière d’emplois, et plus encore aux défis de demain.

 

Se former en permanence pour pouvoir envisager plus sereinement l’avenir

On connait désormais les efforts déployés par la force publique pour renforcer la formation professionnelle afin que celle-ci participe à la relance de l’économie nationale. De nombreuses études ont permis de souligner les secteurs d’activité à prioriser, et la transformation digitale mais aussi la transition écologique en font incontestablement partie. Les formations continues dans le numérique, qu’il s’agisse de formation professionnelles destinées à maitriser les outils les plus innovants, comme par exemple Excel ou de sessions pour s’initier aux nouvelles tendances comme la Business Intelligence, répondent aux attentes des entreprises et permettent à des salariés de renforcer leur employabilité.

Cependant, la crise sanitaire a profondément affecté le marché du travail en France, et répondre à ces évolutions prévisibles ne suffit plus. Il faut, dans le même temps, se concentrer sur les nécessaires reconversions, que la Covid-19 a accélérées et amplifiés. C’est ce que soulignent tous les acteurs économiques et les représentations de ceux-ci à l’instar du MEDEF notamment.

 

La transition professionnelle, nouveau fer de lance du Compte personnel de Formation

En effet, le MEDEF confirme la nécessité de renforcer les moyens alloués à la formation professionnelle, sans toutefois alourdir les prélèvements pesant sur les entreprises. Mais, le patronnat insiste aussi sur une contradiction française, à laquelle le Compte Personnel de Formation (CPF) doit pouvoir apporter une réponse. Les projections officielles soulignent que la France pourrait perdre jusqu’à un million d’emplois en 2020, et le nouveau confinement, en œuvre depuis le 30 octobre dernier, pourrait encore aggraver la situation. Dans le même temps, les dirigeants d’entreprise s’alarment d’une réalité qui est menacée de se dégrader encore : il existe en France plus de 200.000 emplois non pourvus. La succession d’épisodes de confinement pourrait accélérer la transformation de notre tissu économique, avec inéluctablement une augmentation de ces emplois non pourvus.

Pour les entreprises, le CPF de transition, désormais désigné sous le terme de CPF-TP (Compte Personnel de Formation – Transition Professionnelle), doit devenir la réponse à mobiliser en urgence. Grâce à ce CPF de transition, les salariés doivent pouvoir se reconvertir afin d’acquérir les compétences recherchées par ces emplois, qui n’arrivent pas à trouver de candidats.

 

Le CPF de transition, une solution pour plus d’efficience à la formation professionnelle

Non seulement, cela permettrait aux salariés, aux demandeurs d’emplois et plus généralement à tous les actifs de consolider leur parcours professionnel, en augmentant leurs chances d’être recrutés. Mais cela permettrait aussi et surtout de satisfaire à des attentes bien réelles des entreprises, contribuant ainsi activement à la relance de l’économie et à la hausse de la productivité.

Ce CPF de transition doit donc être mobilisé massivement, ce qui pose nécessairement la question du financement de ces reconversions. Pour les observateurs et les économistes, il est urgent d’abonder les financements de ce CPF de transition. Les mêmes soulignent aussi, que ce financement supplémentaire n’engendrerait pas de hausses des dépenses pour l’Etat, si une refonte globale du système était initiée, à savoir la réunion des fonds du CPF de transition avec ceux du FNE – formation et du PIC (Plan d’investissement Compétences). Cette décision garantirait une adaptation du marché du travail en rapprochant la demande de l’offre, et plus le temps passe, plus ce rapprochement s’impose comme une évidence.

Le Medef et les autres organisations patronales et syndicales – le sujet de la reconversion par la mobilisation du CPF de transition fait (presque) l’unanimité – seront-ils entendus ? Il faudra attendre quelques semaines avant de le savoir, puisque le gouvernement a laissé entendre que de nouvelles décisions en matière de formation continue pourraient être prises dans les premiers jours de 2021.

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