Quelques jours avant la rentrée de septembre, il est opportun de s’intéresser aux efforts entrepris depuis plusieurs mois pour renforcer l’efficience des actions de formation professionnelle. Cela permet également de pouvoir se projeter, plus sereinement, dans un avenir qui apparaît comme complexe.
Une année 2024 pour relever les défis des années à venir
Dans son rapport annuel « L’Essentiel de la DGEFP 2024 », la délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle (DGEFP) dresse donc un bilan de l’année passée. Ces enseignements doivent permettre d’optimiser les actions de formation à destination des actifs, des entreprises mais aussi des acteurs de la formation professionnelle.
Avec la loi pour le plein emploi, le gouvernement ambitionne de réorganiser et de structurer plus efficacement l’action publique. Pôle Emploi a ainsi cédé sa place à France Travail, l’instauration des missions réseau pour l’Emploi doit mieux coordonner les actions des acteurs en réussissant formateurs, collectivités locales, … La DGEFP a donc intensifié ses efforts en 2024, en se fixant trois priorités principales, renouvelées pour 2025 :
- Accompagner les actifs vers la formation professionnelle et l’insertion,
- Piloter les stratégies et les politiques de formation professionnelle
- Innover pour pouvoir s’adapter aux défis qui se dressent en cette période complexe,
Accompagner tous les publics vers la formation professionnelle
La formation professionnelle, au sens large, s’est imposée naturellement comme un pilier de la politique ambitieuse devant permettre d’atteindre le plein emploi. Ainsi, en 2024, les autorités peuvent se féliciter des 878900 contrats d’alternance signés ou encore des plus de 7.2 millions de dossiers du Compte Personnel de Formation (CPF) validés entre 2020 et 2024.
Cela passe nécessairement par la multiplication des dispositifs de formation devant répondre à bien des situations. De la préparation opérationnelle à l’emploi (POE) au bilan de compétences, en passant par la reprise d’études ou encore la validation des acquis de l’expérience, ces dispositifs se multiplient, et le compte personnel de formation ne devient qu’un élément, certes essentiel et prépondérant, parmi tant d’autres. Parce que l’objectif consiste toujours à atteindre le plein emploi, les auteurs du rapport soulignent l’intensification des efforts à destination des publics les plus éloignés de l’emploi, et en particulier des jeunes (plateforme un jeune une solution, les périodes de mises en situation en milieu professionnel (PMSMP), …). En 2025, ces efforts seront encore intensifiés pour « n’oublier personne », comme le souligne l’édito du rapport 2024.
Anticiper les transformations du marché de l’emploi, un enjeu majeur pour les acteurs de la formation
Enfin, la DGEFP, en conformité avec les grandes orientations décidées et validées par le gouvernement, accompagne les grandes transformations, qui marquent notre époque. On pense naturellement aux défis posés par la transition écologique, mais aussi par l’accélération de la transformation numérique, dopée par l’émergence de l’intelligence artificielle. Il s’agit, comme en 2024, d’accompagner les acteurs économiques pour qu’ils puissent trouver des réponses adaptées et pertinentes aux nouveaux besoins (métiers liés à la transition écologique). Mais aussi de renforcer les offres de formation numérique pour atteindre un double objectif :
- Optimiser l’employabilité de tous les actifs en leur permettant d’acquérir les compétences et les connaissances ciblées par les acteurs économiques,
- Répondre efficacement aux besoins des entreprises afin de leur permettre d’optimiser leur productivité et efficacité.