Pour les actifs, la formation professionnelle s’est imposée, depuis plusieurs années, comme une nécessité. Elle doit permettre de sécuriser son parcours professionnel et peut également répondre à une ambition de transition (changement de métier). Dans tous les cas, se décider pour un parcours pertinent et adapté nécessite de :
- Bien réfléchir à son projet en optant pour le bon parcours de formation,
- Trouver des solutions pour financer cette période
De nombreuses solutions existent et doivent permettre à chacune et à chacun de pouvoir financer ses actions de formation. Survol rapide de ces sources de financement !
Se former : une nécessité pour tous les actifs et un coût à financer !
A titre individuel, la formation professionnelle continue se révèle nécessaire pour renforcer votre employabilité et / ou pour envisager une reconversion professionnelle. Alors que les innovations ont profondément transformé la nécessité de se former tout au long de sa carrière – aujourd’hui, l’obsolescence des compétences est estimée à moins de deux ans -, les actifs doivent donc considérer ces possibilités comme un prolongement de leur formation initiale.
Au niveau sociétal, cette formation professionnelle s’impose également comme un levier indispensable pour :
- Maintenir l’employabilité des actifs en permettant à chacun d’acquérir les compétences recherchées par les entreprises,
- Favoriser la reconversion des actifs, dont les métiers sont menacés par l’intelligence artificielle et / ou d’autres innovations,
- Répondre aux attentes et exigences des entreprises en soutenant les parcours professionnels des actifs,
- …
Atteindre le plein-emploi et renforcer la productivité des entreprises représentent les objectifs du gouvernement. L’Etat, les collectivités locales et les partenaires sociaux se sont donc mobilisés pour participer au financement de cette formation continue à travers dispositifs devant répondre à toutes les situations.
Pour les apprenants, s’engager dans une formation professionnelle continue nécessite de bien préparer son choix (projet professionnel) mais aussi de trouver les financements nécessaires pour permettre de s’y consacrer pleinement. Quand vous souhaitez vous former tout en étant salarié, il vous faudra supporter les frais pédagogiques de chaque action de formation mais aussi les dépenses annexes (ou frais non pédagogiques) qui englobent les repas, l’hébergement, les transports, les éventuels frais de garde, …
CPF et plan de développement des compétences, deux financements récurrents pour tous
Pour les actifs, deux solutions de financement apparaissent immédiatement quand il s’agit de trouver comment payer son action de formation.
Lorsque l’ambition émane de l’apprenant lui-même, ce dernier peut mobiliser les droits acquis à travers son compte personnel de formation (CPF). Ce dernier accompagne tous les actifs pendant toute leur carrière professionnelle. Les droits acquis, qui sont convertis en euros sur le CPF, peuvent être mobilisés pour financer :
- Une formation certifiante ou une certification professionnelle,
- Un bilan de compétences,
- Une VAE (Validation des acquis de l’expérience)
Le solde du Compte personnel de formation peut permettre de financer tout ou partie de la formation envisagée. Il faut souligner que le décret d’avril 2024 impose une participation obligatoire de l’apprenant (il existe néanmoins des exceptions). En 2026, cette participation s’lève à 103.20 €.
Si le CPF représente la solution la plus évidente pour les apprenants, le plan de développement des compétences s’impose comme le levier plébiscité par les entreprises. Il s’agit d’un programme de formations, décidées par l’entreprise pour ses salariés. Pour l’entreprise, ce plan de développement des compétences se révèle stratégique, puisqu’il vise à :
- Adapter les salariés à l’évolution (actuelle et à venir) de leur emploi,
- Accompagner les transformations des processus de travail,
- Développer et renforcer les nouvelles expertises nécessaires au développement de l’entreprise
L’entreprise reste décisionnaire quant à l’élaboration de ce document de formation. En revanche, les collaborateurs suivant les actions de formation décrites n’ont pas à) supporter les frais de cette action. Le plus souvent, ces frais sont supportés par l’employeur (ce dernier peut se rapprocher de son opérateur de compétences : l’OPCO).
Les solutions pour les apprenants en situation spécifique
Si ces deux grandes voies représentent les réponses les plus récurrentes, d’autres apprenants peuvent néanmoins éprouver des difficultés à y recourir. En effet, les personnes en recherche d’emploi ne peuvent pas, par nature, solliciter le plan de développement des compétences de leur employeur, tout en ne disposant pas d’un solde suffisant sur leur CPF pour envisager une formation.
De nombreux accompagnements financiers existent, et ils peuvent être proposés par :
- France Travail, dès lors que le choix vise à favoriser le retour à l’emploi et qu’il correspond aux tendances du marché,
- Les collectivités locales (principalement les régions) peuvent également accompagner financièrement les candidats acceptant de se former dans des métiers dits en tension sur les territoires concernés.
Les candidats, inscrits à France Travail, peuvent bénéficier d’aides à la mobilité et à la formation. Pour simplifier les démarches et les recherches, l’organisme public a mis en place un moteur de recherche regroupant toutes les formations accessibles ainsi que les solutions de financement.
Des dispositifs plus ponctuels et spécifiques peuvent répondre à des situations encore plus particulières. Ainsi, lorsqu’un demandeur d’emploi souhaite postuler à un métier, pour lequel il lui manque une pratique professionnelle, des dispositifs vont lui permettre de se former pour être immédiatement opérationnel lors de son embauche. Il peut s’agir d’offre individuelle comme la préparation opérationnelle à l’emploi (POE) ou d’actions collectives, le plus souvent résultant de l’engagement des opérateurs de compétences (OPCO).
Financer sa reconversion professionnelle : un enjeu majeur pour des actifs de plus en plus nombreux !
Enfin, de plus en plus d’actifs souhaitent s’engager dans un projet de reconversion professionnelle. Il peut s’agir de suivre ses aspirations en ambitionnant d’occuper le « travail de ses rêves » ou d’aspirer à se former pour devenir un expert de compétences émergentes (transition écologique, intelligence artificielle, …). Dans ce cas-là, les candidats pourront mobiliser leur CPF de transition, en respectant un process bien établi. Il faut que le projet professionnel soit cohérent et validé afin d’obtenir les financements nécessaires. Depuis le 1er janvier 2026, un nouveau contrat dit de reconversion permet également de s’engager dans cette voie tout en assurant un « filet de sécurité » à l’apprenant. Ce contrat doit permettre de mieux accompagner ces projets de transition professionnelle






